Les 3 mythes les plus répandus sur la chiropratique

Plusieurs Québécois se posent encore des questions sur le rôle des chiropraticiens au sein d’une équipe de soins et sur les bienfaits du traitement chiropratique pour la santé. En effet, différents mythes entourent encore la profession chiropratique. Dans ma pratique, j’en entends quotidiennement. J’ai donc répertorié les plus fréquents pour expliquer et mettre en contexte chacun de ces mythes.

1) Le chiropraticien n’est pas un vrai docteur : FAUX

 Pour exercer la chiropratique au Québec, tous les chiropraticiens doivent avoir réussi  leurs études de doctorat de premier cycle. Les exigences de la formation des docteurs en chiropratique sont standardisées de façon internationale. À l’Université du Québec à Trois-Rivières, le programme dure 5 ans et comprend 4969 heures de cours. La profession de chiropraticien est reconnue par l’Office des professions du Québec ; c’est pourquoi elle relève d’un ordre professionnel, dont la principale mission consiste à assurer la protection du public. Dans l’intérêt de la société, l’Ordre, régi par le Code des professions, édicte des normes de qualification et voit au contrôle de l’acte professionnel. Tout chiropraticien exerçant légalement au Québec est obligatoirement membre de l’Ordre des chiropraticiens du Québec

Donc, tout comme les médecins, les podiatres, les optométristes et les dentistes, les chiropraticiens sont membres d’une profession réglementée dans les dix provinces canadiennes et sont autorisés à porter le titre de docteur au terme de leur programme de formation de doctorat de premier cycle. Les professionnels agréés comme « docteurs » sont des professionnels de première ligne, ce qui signifie que vous pouvez les consulter directement, sans ordonnance préalable. De plus, ils sont autorisés, notamment, à poser un diagnostic dans leur champ d’expertise, soit le domaine neuromusculosquelettique pour le chiropraticien.

2) La chiropratique, c’est seulement pour les maux de dos : FAUX

 Les chiropraticiens sont formés pour évaluer, diagnostiquer et traiter les problèmes qui touchent le système musculosquelettique et le système neurologique connexe. Le champ de pratique du chiropraticien englobe donc le système musculaire et les tissus mous (muscles, tendons, ligaments, capsules, bourses, etc.), le système articulaire (cou, mâchoire, épaule, coude, poignet, dos, genou, hanche, bassin, cheville, pied, etc.) ainsi que le système neurologique. Les chiropraticiens peuvent également prodiguer des conseils sur les habitudes de vie (nutrition, condition physique, ergonomie, etc.) qui contribuent au traitement et à la prévention de nombreux problèmes de santé.

De plus en plus d’études scientifiques permettent d’assembler des données probantes qui témoignent de l’effet des thérapies manuelles sur les problèmes musculosquelettiques. Ainsi, plusieurs études scientifiques indiquent que les soins chiropratiques contribuent à soulager les douleurs et symptômes associés à de nombreux problèmes de santé tels les tendinites, les bursites, les entorses, les maux de tête, certains troubles de la mâchoire, l’arthrose, l’arthrite, la scoliose, différentes compressions neurologiques comme les hernies discales, les compressions du nerf sciatique ou du nerf médian au canal carpien et bien plus encore.

3) La chiropratique nécessite un abonnement à vie : FAUX

 Lorsque vous consultez votre chiropraticien, il procède à une évaluation, qui comprend vos antécédents et un examen physique, afin de déterminer la cause de votre douleur ou dysfonctionnement. À la lumière de ces observations, il pose un diagnostic et élabore un plan de traitement qui tient compte de vos besoins et objectifs. Ce plan de traitement recommandé vise à vous donner une idée du nombre de consultations qui devraient être nécessaires pour votre soulagement si vous répondez bien au traitement. Selon le patient et le problème de santé, la durée du traitement recommandé peut varier. Cependant, ultimement, c’est vous qui acceptez ou non ce plan et qui décidez de la fréquence de vos soins ainsi que de la poursuite ou non de vos traitements de façon préventive. En effet, une fois soulagé , vous pouvez décider d’arrêter vos soins et de revenir si le besoin s’en fait sentir, ou choisir de vous faire traiter de façon régulière, à une fréquence qui vous convient, afin de favoriser la prévention et de continuer à retirer les bénéfices que le traitement apporte à votre santé.

Inclure la chiropratique préventive dans son mode de vie relève des valeurs personnelles tout comme le fait de s’alimenter sainement, de faire de l’activité physique régulièrement et de prendre soin de sa santé mentale. Toutes ces habitudes visent à maintenir un niveau de santé et de mieux-être optimal. En effet, la plupart des gens consultent leur dentiste de façon préventive à une fréquence régulière afin de maintenir une saine hygiène bucco-dentaire. De même, vous pouvez consulter votre chiropraticien de façon préventive pour favoriser une saine hygiène neuro-vertébrale.

En résumé

Les docteurs en chiropratique travaillent en collaboration avec les divers intervenants du domaine de la santé dans l’intérêt primordial de la population. La chiropratique est une approche naturelle qui s’inscrit parfaitement au cœur des préoccupations grandissantes des Québécois en matière de santé et de qualité de vie. L’approche chiropratique est à la fois préventive et curative, c’est-à-dire qu’elle a pour objectif non seulement d’apporter du soulagement, mais d’éviter que des symptômes ou de la douleur apparaissent. Le rôle du chiropraticien consiste à redonner au patient tous les outils qui lui sont nécessaires pour atteindre son plein potentiel de santé neuromusculosquelettique. Le chiropraticien est un partenaire dans le recouvrement et le maintien de votre santé. Il est formé pour vous donner les meilleurs conseils afin d’optimiser votre santé et prévenir l’apparition de problèmes.

Dre Emmanuelle, votre chiropraticienne à Mirabel

 Références

Association chiropratique canadienne

Ordre des chiropraticiens du Québec

Haldeman, S., Carroll, L., Cassidy, J., Schubert, J., & Nygren, A. (2008). The bone and joint decade 2000–2010 task force on neck pain and its associated disorders: Executive summary. Spine, 33(4S), S5-S7.

Chou, E., Qaseem, A., Snow, V., Casey, D., Cross, T., Shekelle, P., & Owens, D. (2007). Diagnosis and treatment of low back pain: A joint clinical practice guideline from the American College of Physicians and the American Pain Society. Annals of Internal Medicine, 147(7), 478-491.

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Bryans, R., Descarreaux, M., Duranleau, M., Marcoux, H., Potter, B., Reugg, R., White, E. (2011). Evidence-based guidelines for the chiropractic treatment of adults with headache. Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics, 34 (5), 274-289.

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  • Gisele Levesque
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    DR DION J’AI LU VOTRE ARTICLE ET C’EST TRES INTERESSANT. ON APPREND BEAUCOUP. DANS MON CAS VOUS AVEZ ETE ET ETES ENCORE MON SAUVETEUR. JE POUVAIS A PEINE MARCHER ET VAGUER A MES OCCUPATIONS JOURNALIERES. DEPUIS QUE JE VOUS AI RENCONTRE JE PEUX FAIRE AISEMENT TOUS MES TRAVAUX, MARCHER, SKIER, ET PLUS ENCORE. GROS MERCI ET MERCI ENCORE. JE SUIS FIERE DE VOUS ET JE DONNE DE BONNES REFERENCES A VOTRE EGARD. JE VOUS SOUHAITE DE BONNES ET REPOSANTES VACANCES A LAS VEGAS ET ON SE VOIT LE 9 MARS.

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