fbpx

10 motifs de consultation fréquents chez les enfants

 dans Blogue

Puisque ma clinique chiropratique est une clinique familiale, je reçois souvent des enfants pour des traitements. Plusieurs patients sont curieux de connaître les raisons pour lesquelles les parents nous consultent avec leurs enfants. Voici donc les dix motifs de consultation les plus communs chez mes petits patients.

 

1. Anomalie de posture

 Dans certains cas, les parents vont déceler des anomalies posturales chez leurs enfants. Plusieurs signes peuvent indiquer une anomalie de posture : une épaule plus haute que l’autre, une omoplate plus « bombée » que l’autre, la tête projetée vers l’avant ou encore les épaules courbées vers l’avant. Ces anomalies peuvent autant être d’origine posturale que structurale. Pour les anomalies structurales, la scoliose peut être en cause. La scoliose est en fait une véritable déformation en trois dimensions de la colonne vertébrale en torsion. Dans un cas de scoliose, il est important de formuler un diagnostic précis afin d’établir les risques de progression de l’état de la colonne de votre enfant et de vous guider à travers les étapes à suivre. Dans tous mes examens chez les tout-petits, j’effectue un dépistage rapide de signes de la scoliose, ce qui pourrait prévenir une évolution importante. Lorsque nécessaire, j’effectue les traitements appropriés et je travaille conjointement avec d’autres professionnels de la santé (pédiatre, orthopédiste, etc.) afin de repousser la possibilité de complications majeures. Si vous souhaitez en savoir plus sur la scoliose, je vous suggère mon article sur le sujet. De plus, bien qu’une simple anomalie de posture puisse être asymptomatique, elle peut prédisposer l’enfant à certains symptômes par la suite ou encore s’aggraver si elle n’est pas corrigée.

 

2. Point entre les omoplates

 Ce symptôme est bien souvent causé par une mauvaise posture, du moins en partie. L’usage des différents appareils technologiques (téléphone portable, tablette, console de jeu, etc.), plus particulièrement la mauvaise posture que les enfants (et parfois les adultes!) adoptent en les utilisant, est souvent en cause dans ce genre de situation. Un chiropraticien américain a même désigné l’état et les blessures causés par l’utilisation excessive des appareils technologiques par le terme « text neck syndrome ». Je vous invite à lire mon article sur le sujet pour en savoir plus.

 

3. Anomalie de la démarche

 On peut parfois observer qu’un enfant a une démarche dite « en canard » (les pieds tournés vers l’extérieur) ou, à l’inverse, avec les pieds vers l’intérieur. Ces démarches suggèrent que l’enfant pourrait présenter des troubles de la hanche, du genou ou du pied avec probablement certaines faiblesses musculaires. Dans la plupart des cas, ces situations peuvent être corrigées par un traitement conservateur et certains exercices de renforcement musculaire. Chez certains, un suivi conjoint avec un podiatre peut optimiser la prise en charge et accélérer les résultats. La correction de la démarche pourrait aider votre enfant dans ses performances sportives et limiter les risques de troubles posturaux et musculosquelettiques dans le futur.

 

4. Blessure sportive ou trauma

 Plusieurs blessures peuvent survenir à cause de la pratique d’activité physique. Une entorse de la cheville au basketball, une douleur à l’épaule à la natation ou une douleur à l’aine et au bassin au hockey, et j’en passe! De plus, chez les enfants, particulièrement chez les plus sportifs, il est important de considérer que certaines blessures peuvent toucher la plaque de croissance (cartilage particulier qui permet la croissance en longueur des os longs). Par exemple, la maladie d’Osgood-Schlatter est un traumatisme causé par une traction excessive du tendon de la rotule à son point d’attache sur le tibia. On l’appelle aussi apophysite tibiale. On pense également à la maladie de Sever qui, quant à elle, se définit comme une apophysite calcanéenne, ou une inflammation de la plaque de croissance de l’os du talon (calcanéum) en raison de tractions excessives de l’insertion du tendon d’Achille. Un autre exemple serait le « little league elbow », une affection plus fréquemment rencontrée chez les jeunes lanceurs au baseball. Il s’agit d’une douleur ressentie à l’intérieur du coude, soit une apophysite de l’épicondyle interne, causée par des mécanismes de stress, de tension et de cisaillement par les muscles fléchisseurs lors du lancer de la balle. Il est important de faire un examen complet et de bien diriger nos patients qui nécessitent un arrêt temporaire d’activités physiques et de donner des exercices pour corriger et prévenir les problèmes!

 

5. Douleurs de croissance

Votre enfant vous réveille-t-il en pleine nuit en se plaignant de douleurs aux jambes? A-t-il grandi rapidement dans les derniers mois? Il pourrait s’agir de douleurs de croissance. Bien que ce terme soit très employé, nous en savons encore très peu sur le phénomène. Il n’en demeure pas moins que, lorsqu’elles se présentent, certaines constantes sont observées. D’abord, elles surviennent généralement le soir et durant la nuit, et disparaissent la plupart du temps le matin venu. Elles affectent également les deux jambes, de façon intermittente, et durent habituellement une vingtaine de minutes. Il est donc important de ne pas recevoir les plaintes de votre enfant comme des caprices : il est fort probable que ses douleurs soient bien réelles. Les douleurs dites « de croissance » ne seraient pas reliées à la croissance proprement dite. Entre l’âge de 4 et 8 ans, la période de croissance est très lente. Dans sa définition, la croissance survient davantage à l’adolescence que durant la période de l’enfance. Il est donc fréquent que les adolescents souffrent eux aussi de douleurs associées à des déséquilibres touchant le développement de la musculature et de la croissance rapide du squelette. La correction de ces débalancements musculosquelettiques soulage souvent ces « douleurs de croissance ». En période de croissance, j’accorde donc une attention particulière au dépistage des défauts de la posture et des débalancements musculosquelettiques pouvant entraîner des conséquences sur l’avenir de votre enfant.

 

6. Tendance à s’asseoir en « W »

Vous observez que votre jeune enfant a tendance à s’asseoir de cette façon? Méfiez-vous de cette position : elle peut causer un trouble aux hanches, aux genoux ou au bassin que l’enfant peut garder à long terme. De plus, une telle posture pour s’asseoir est souvent liée à une faiblesse des muscles stabilisateurs du tronc. En effet, il est également très important de déterminer la cause sous-jacente à cette mauvaise habitude afin de pouvoir donner des recommandations et des exercices qui aideront à corriger la situation.

 

7. Trouble de la mâchoire

 Les douleurs à la mâchoire liées à diverses causes sont également un motif de consultation fréquent chez mes petits patients. Au nombre de deux, les articulations temporo-mandibulaires (ATM) sont situées de chaque côté du visage, juste devant les oreilles. La mâchoire, comme toutes les autres articulations, est composée d’os, de muscles, d’un disque, de cartilages, etc. Elle est donc sujette à des problèmes d’ordre neuromusculosquelettique. Les causes des problèmes aux ATM sont multiples ou multifactorielles.

Voici quelques exemples de causes possibles chez les enfants :

  • Traumatismes(accident ou coup à la mâchoire ou au visage);
  • Serrementdes muscles de la mâchoire de façon répétitive;
  • Grincement des dents (souvent de façon inconsciente pendant le sommeil);
  • Problèmes dentaires(p. ex. : déplacements dentaires à la suite de la perte d’une dent);
  • Malocclusion (malposition des dents occasionnant une déviation des mâchoires);
  • Troubles ou problèmes de posture;
  • Traitement d’orthodontie (pendant ou après).

Il est donc important d’effectuer un bon examen qui permettra de déterminer la cause et, au besoin, de travailler conjointement avec d’autres professionnels de la santé (dentiste, orthodontiste, physiothérapeute, etc.) pour maximiser les résultats.

 

8. Douleurs récurrentes : maux de tête, de dos, de genoux, etc.

Si une douleur perdure plus de deux ou trois jours ou qu’elle semble revenir plusieurs fois sur une certaine période de temps, il est important de consulter pour s’assurer qu’elle ne cache pas un problème sous-jacent. Par exemple, certains types de maux de tête sont principalement causés par des troubles posturaux, d’autres sont associés à des intolérances alimentaires ou encore à un débalancement hormonal, etc. Dans de tels cas, il est primordial d’effectuer les examens adéquats et de bien conseiller, diriger et outiller les patients pour obtenir des résultats durables.

 

9. Retard de développement moteur

Certains parents ont des inquiétudes relatives au développement moteur de leur enfant. Ils vont me rapporter par exemple que l’enfant se traîne les fesses par terre pour avancer, se tire d’un seul bras au sol, se lève d’une seule jambe, a de la difficulté à s’asseoir ou à rester debout, etc. Un retard peut survenir à tout âge, c’est pourquoi il faut demeurer vigilant.

Voici quelques causes possibles d’un retard de développement moteur :

  • Présence d’une plagiocéphalie ou d’un torticolis (voir mon article sur le sujet);
  • Limitation ayant une origine articulaire ou musculaire;
  • Atteinte d’un système complémentaire (visuel, vestibulaire, neurologique, etc.);
  • Contrainte orthopédique (pied-bot, dysplasie de la hanche, fracture, etc.).

Dans ce genre de cas, je vais effectuer un examen physique, neurologique et moteur approfondi afin de déterminer si un problème neuromusculosquelettique est à l’origine de ce retard. Lors des traitements, je vais effectuer les corrections nécessaires en plus de vous guider avec différentes recommandations (précisions sur les différentes positions à adopter; exercices particuliers à réaliser avec votre enfant; stratégies à appliquer au quotidien). Dans quelques cas, je vais travailler en collaboration avec d’autres professionnels (médecin, pédiatre, orthopédiste) ou vous orienter vers eux pour un suivi optimal.

 

 10. Visite préventive

 Finalement, plusieurs parents préfèrent prévenir plutôt que guérir et considèrent qu’une visite préventive en chiropratique est une avenue très intéressante pour éviter ou corriger rapidement de petits débalancements anodins qui pourraient prendre de plus grandes proportions avec le temps.

 

Un examen complet chez votre chiropraticienne permet de dresser un portrait de la santé neurovertébrale des tout-petits. Les traitements chiropratiques ont pour but d’optimiser la santé en assurant l’intégrité des systèmes nerveux, musculaire et articulaire. Alors, à quand votre rendez-vous chez le chiro avec la marmaille? 

 

Dre Emmanuelle, votre chiropraticienne à Mirabel !

 

Références

The International Chiropractic Pediatric Association (ICPA). En ligne. Consulté le 17-03-2020.

Association québécoise de chiropratique pédiatrique et périnatale. En ligne. Consulté le 17-03-2020.

Articles récents

Commentaires

Inscrivez votre recherche et appuyez sur "Entrer"

douleur épaule-traitement tapingglace-ou-chaleur