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Qu’est-ce que la scoliose?

 dans Blogue

Souvent définie comme une déformation en « S », la scoliose est en fait une véritable déformation en trois dimensions de la colonne vertébrale en torsion. Celle-ci implique une courbure de plus de 10° ainsi qu’une rotation anormale des articulations vertébrales. Une scoliose peut toucher une ou plusieurs régions de la colonne vertébrale (cervicale, thoracique ou lombaire), et peut être à courbure unique ou à double courbure. Il existe plusieurs types de scoliose :

  • la scoliose neurologique (secondaire à une atteinte neurologique);
  • la scoliose congénitale (implique une déformation vertébrale de naissance);
  • la scoliose idiopathique (n’impliquant aucune déformation osseuse, de cause inconnue).

La scoliose idiopathique : qui peut être atteint?

La scoliose idiopathique représente 80 % des différents types de scoliose. Elle est la forme de scoliose la plus commune à l’adolescence. Environ 2 à 3 % des adolescents au Québec en sont atteints. Les filles sont davantage touchées avec un ratio d’environ 8 à 9 filles pour chaque garçon atteint. De plus, ces dernières auraient tendance à présenter un degré de déviation de la colonne plus important que les garçons lors des premiers signes de la puberté. La période où les jeunes courent le plus de risque d’être atteints d’une scoliose est de 10 à 12 ans chez la fille et de 11 à 13 ans chez le garçon. La scoliose peut nuire à la croissance de l’enfant, car elle rend son dos plus vulnérable à la gravité. De plus, dans les cas plus graves, elle peut entraîner un affaissement de la cage thoracique et des organes vitaux, tels que le cœur et les poumons. Si une scoliose est dépistée, il faut donc agir le plus rapidement possible, de préférence avant les premiers signes de puberté.

Les causes

La scoliose est une atteinte multifactorielle. Selon certaines études, les facteurs génétiques pourraient expliquer jusqu’à 40 % des scolioses idiopathiques. Le reste fait l’objet de différentes hypothèses, dont certains facteurs déclencheurs. Une première hypothèse impliquerait un problème de mélatonine occasionnant un défaut de signalisation pouvant être associé à une scoliose. Une seconde hypothèse propose une atteinte neurologique centrale.

Les symptômes

 Dans plusieurs cas, une scoliose peut être asymptomatique. Cependant, certaines personnes peuvent ressentir des douleurs, des raideurs ou de la fatigue musculaire au dos. Outre la douleur, les déformations liées à cette pathologie peuvent perturber l’estime de soi et la qualité de vie, surtout chez l’adolescent.

Il est important de noter que la scoliose peut aussi continuer de progresser à l’âge adulte à raison d’un degré par année. La progression varie en fonction du type et de la sévérité de la scoliose en fin de croissance. Le risque s’élèverait à 30 % pour les scolioses de plus de 30 degrés et à 70 % pour les scolioses de plus de 50 degrés.

Le dépistage et le diagnostic

Les parents jouent un rôle très important et même en l’absence de symptômes, ils devraient porter attention à la posture de leur enfant. Vous pouvez dépister une scoliose chez votre enfant en examinant attentivement sa posture. Voici quelques signes :  

  1. Hauteur inégale des épaules
  2. Une omoplate plus bombée que l’autre
  3. Angles (ou plis) de taille asymétriques
  4. Espace asymétrique entre les bras et le bassin
  5. Bassin déséquilibré (hauteur inégale des hanches)
  6. Bosse dans le dos lorsque l’enfant se penche

Si vous dépistez certains signes, il est important de consulter votre chiropraticienne afin d’établir un diagnostic précis. Elle pourra établir les risques de progression de l’état de la colonne de votre enfant et vous guidera à travers les étapes à suivre. Un dépistage rapide pourrait prévenir une évolution importante de la scoliose et un traitement approprié repoussera la possibilité de complications majeures.

Les traitements

D’abord, un bon examen chiropratique appuyé par des radiographies est nécessaire pour bien diagnostiquer une scoliose. Puisque la scoliose est une maladie évolutive, la clé est le dépistage précoce et les suivis réguliers. Plus les interventions chiropratiques sont entreprises tôt, meilleures sont les chances de réduire la gravité de la scoliose. Les traitements peuvent stabiliser l’évolution de la déviation vertébrale et ainsi parfois éviter une opération dans les cas où l’évolution du problème est rendue trop dangereuse pour la santé.

Par des ajustements chiropratiques, la souplesse de la colonne vertébrale est restaurée et la progression de la courbure peut être ralentie. Des exercices particuliers et des conseils posturaux peuvent également soulager les douleurs causées par cette déviation de la colonne vertébrale. Dans les cas plus graves, le chiropraticien travaillera en cogestion et dirigera son patient vers un autre professionnel de la santé qualifié qui évaluera la nécessité du port d’un corset ou, dans les pires cas, d’une intervention chirurgicale. N’hésitez pas à consulter votre chiropraticienne afin d’évaluer vos enfants de façon préventive!

Références

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Azeddine B, Letellier K, Wang DS, Moldovan F, Moreau A, Molecular determinants of melatonin signaling dysfunction in adolescent idiopathic scoliosis. Clin Orthop Relat R 2007 45-52.

Calvo-Munoz I, Gomez-Conesa A, Sanchez-Meca J. Prevalence of low back pain in children and adolescents: a meta-analysis. BMC Pediatr. 2013;13:14.

Domenech J, Garcia-Marti G, Marti-Bonmati L, et al. Abnormal activation of the motor cortical network in idiopathic scoliosis demonstrated by functional MRI. Eur Spine J 2011;20:1069-78.

Maguire J, Madigan R, Wallace S, et coll. Intraoperative long-latency reflex activity in adolescent idiopathic scoliosis demonstrates abnormal central processing. A possible cause of idiopathic scoliosis. Spine 1993;18 1621-6.

Morningstar MW, Woggon D, Lawrence G., Scoliosis treatment using a combination of manipulative and rehabilitative therapy: a retrospective case series, BMC Musculoskelet Disord. 2004 Sep 14;5:32.

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Rowe DE, Feise RJ, Crowther ER, et coll. Chiropractic manipulation in adolescent idiopathic scoliosis: a pilot study, Chirop & Osteo. 2006;14:15.

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Comments
  • GISELE LEVESQUE
    Répondre

    Dre Dion, merci de vos bons soins et de vos bons conseils. À bientôt.

Commentaires

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