Vous avez déjà eu le « dos barré », vous vous êtes remis sur pied, puis, quelques semaines ou quelques mois plus tard, la douleur est revenue? Les épisodes de douleur au bas du dos sont fréquents et, chez certaines personnes, ils peuvent se répéter au fil des mois ou des années.
Lorsque la douleur revient, il est normal de se demander : « Est-ce que je me suis encore blessé? Est-ce que mon dos est fragile? Est-ce que je fais quelque chose de travers? »
La bonne nouvelle, c’est qu’une douleur lombaire qui revient ne signifie pas nécessairement que votre dos est endommagé ou qu’une nouvelle blessure s’est produite. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l’apparition ou à la réapparition des symptômes.
Dans cet article, nous verrons pourquoi les douleurs au bas du dos peuvent réapparaître, ce qui peut provoquer les récidives, et surtout, ce que vous pouvez faire pour retrouver confiance en votre dos et réduire l’impact de la douleur sur votre quotidien.
Une douleur au bas du dos qui revient, est-ce normal?
La lombalgie fait partie des problèmes musculosquelettiques les plus courants, et le fait d’avoir déjà vécu un épisode de douleur au bas du dos peut augmenter le risque d’en vivre d’autres. Il est toutefois important de faire une distinction entre une nouvelle crise de douleur et une douleur qui n’a jamais complètement disparu.
Certaines personnes retrouvent complètement leur confort après un épisode de lombalgie, puis ressentent une nouvelle douleur plusieurs mois plus tard, que ce soit à la suite d’un effort, d’une période plus sédentaire ou simplement sans déclencheur évident. Dans d’autres situations, la douleur diminue sans disparaître complètement et fluctue ensuite : tout va bien certains jours, tandis que d’autres journées sont plus difficiles.
Une récidive ne signifie donc pas automatiquement qu’une nouvelle lésion s’est produite. La douleur est une expérience complexe qui peut être influencée par plusieurs facteurs, et son intensité ne permet pas à elle seule de déterminer l’importance d’une blessure.
Lorsque les épisodes se répètent, il peut être intéressant de ne pas seulement chercher à faire disparaître la douleur du moment, mais aussi de se demander :
- Qu’est-ce qui semble déclencher mes épisodes?
- Est-ce que j’ai retrouvé toute ma mobilité et ma capacité physique entre les épisodes?
- Est-ce que je bouge suffisamment au quotidien?
- Est-ce que certaines activités sont devenues difficiles ou inquiétantes pour moi?
- Est-ce que mon sommeil, mon niveau de stress ou ma fatigue pourraient influencer mes symptômes?
- Est-ce que ma façon de gérer les épisodes précédents pourrait être améliorée?
Comprendre les facteurs qui peuvent contribuer à vos symptômes est souvent une première étape pour reprendre confiance en votre dos.
Pourquoi ma douleur au bas du dos revient-elle?
Bien que nous aimerions tous avoir une réponse simple à cette question, la lombalgie est généralement multifactorielle. Plusieurs éléments peuvent influencer l’apparition ou la réapparition des symptômes et ceux-ci peuvent varier d’une personne à l’autre. L’objectif n’est donc pas nécessairement de trouver un coupable unique, mais plutôt de comprendre ce qui peut rendre votre dos plus sensible ou moins apte à tolérer certaines contraintes.
Votre dos n’est pas nécessairement « fragile »
Après plusieurs épisodes de douleur, il est facile de commencer à protéger son dos : on évite certains mouvements, on se penche moins, on cesse de faire certaines activités ou on devient particulièrement attentif au moindre inconfort. Cette réaction est compréhensible. Toutefois, avoir mal ne signifie pas nécessairement que votre dos est en train de s’abîmer. Dans plusieurs situations, le mouvement demeure sécuritaire et important pour retrouver progressivement ses capacités.
L’objectif n’est donc pas d’éviter toute douleur à tout prix, mais de retrouver suffisamment de confiance, de mobilité et de capacité pour reprendre ses activités.
Vous avez peut-être repris vos activités trop rapidement… ou pas assez progressivement
Après un épisode douloureux, on a parfois tendance à fonctionner selon deux extrêmes : soit on reprend rapidement toutes ses activités comme avant, soit on évite presque complètement de bouger par peur de déclencher une nouvelle crise. Dans les deux cas, le dosage de l’activité est important.
Votre capacité physique peut avoir diminué pendant une période de douleur ou d’inactivité. Une reprise progressive permet de réhabituer le corps aux différentes contraintes de la vie quotidienne, du travail ou du sport.
Par exemple, si vous recommencez à vous entraîner après plusieurs semaines d’arrêt, il peut être préférable d’augmenter graduellement la durée, l’intensité ou la charge plutôt que de revenir immédiatement à votre niveau habituel.
Le manque d’activité physique et le déconditionnement
Lorsque la douleur nous pousse à bouger moins, il est facile d’entrer dans un cercle vicieux : moins on bouge, moins notre corps est habitué à l’effort et plus certaines activités peuvent devenir exigeantes.
Le renforcement musculaire, l’activité cardiovasculaire et le maintien d’une bonne mobilité peuvent contribuer à améliorer votre capacité physique et votre confiance dans vos mouvements. Il n’existe toutefois pas un exercice précis qui convient à tout le monde. Le programme devrait être adapté à votre condition, à vos capacités et à vos objectifs, puis évoluer progressivement.
Je recommande fréquemment à mes patients qui présentent des épisodes de lombalgie récurrents de consulter un kinésiologue afin d’avoir un programme d’entraînement adapté.
Les mouvements répétitifs et les longues périodes dans la même position
Votre quotidien influence également vos symptômes. Passer plusieurs heures assis devant un ordinateur, conduire longtemps, effectuer des tâches physiques répétitives, soulever régulièrement des charges ou maintenir une même position pendant une longue période, ce sont tous des facteurs qui peuvent contribuer à augmenter les contraintes imposées à votre corps.
Cela ne signifie pas qu’une « mauvaise posture » est nécessairement responsable de votre douleur. Il n’existe pas une posture parfaite que vous devez maintenir toute la journée. Il est généralement plus intéressant de varier vos positions, de prendre des pauses et d’adapter progressivement votre activité à votre capacité.
Le sommeil, le stress et la fatigue peuvent aussi influencer la douleur
Votre dos ne fonctionne pas indépendamment du reste de votre corps. Une période de mauvais sommeil, de fatigue importante ou de stress peut notamment modifier votre façon de bouger, votre récupération et votre sensibilité à la douleur.
Ce qui ne signifie pas que votre douleur est « dans votre tête ». Ces facteurs peuvent simplement faire partie de l’ensemble des éléments qui influencent la façon dont votre corps perçoit et gère les symptômes.
Est-ce qu’une hernie discale ou une sciatique explique ma douleur?
Lorsqu’une douleur au bas du dos revient régulièrement, certains patients peuvent se demander si une hernie discale ou une « sciatique » en est responsable. Pourtant, toutes les douleurs lombaires ne sont pas causées par un problème discal ou nerveux.
Plusieurs structures peuvent contribuer à une douleur au bas du dos : les muscles, les articulations, les ligaments, les disques intervertébraux et les structures nerveuses, entre autres. Une évaluation clinique permet de mettre vos symptômes en contexte et de déterminer quelle structure ou quel mécanisme pourrait être impliqué.
Une douleur qui descend dans la jambe n’est pas toujours d’origine discale
Le terme sciatalgie décrit principalement un ensemble de symptômes correspondant à une douleur qui suit, en tout ou en partie, le trajet du nerf sciatique. Il ne permet pas, à lui seul, de déterminer précisément la cause de cette douleur. Par exemple, une douleur de type sciatique peut être liée à l’atteinte d’une racine nerveuse dans le bas du dos. On parle alors notamment de radiculite ou de radiculopathie selon le mécanisme et les signes présents. Une irritation ou une compression d’une racine nerveuse peut notamment être associée à une hernie discale, mais également à un rétrécissement de l’espace par lequel passe la racine nerveuse, comme dans certaines formes de sténose foraminale latérale.
Dans ces situations, la douleur peut descendre dans la fesse et la jambe, et être accompagnée de symptômes neurologiques, comme des fourmillements, des engourdissements ou une diminution des réflexes et de la force musculaire. La distribution des symptômes et les résultats de l’examen neurologique sont alors particulièrement importants afin de mieux orienter le diagnostic.
Le nerf sciatique peut aussi être irrité plus loin dans son trajet
Une douleur ressemblant à une sciatique n’est toutefois pas nécessairement causée par une compression d’une racine nerveuse dans la colonne lombaire. Le nerf sciatique poursuit son trajet à travers la région de la fesse et de la jambe, et il peut être affecté ailleurs sur son parcours. Certaines structures situées dans la fesse, notamment le muscle piriforme, peuvent dans certaines situations contribuer à une irritation ou une compression du nerf. C’est pourquoi il est réducteur de conclure : « J’ai mal dans la jambe, donc j’ai une hernie discale. »
Le trajet de la douleur, les mouvements qui la reproduisent, les symptômes neurologiques et les résultats de l’examen permettent plutôt de déterminer quelle hypothèse est la plus probable.
Une hernie discale n’est pas nécessairement responsable de votre douleur
Une autre nuance importante concerne les examens d’imagerie. Il est possible d’observer une protrusion ou une hernie discale chez une personne qui ne présente aucun symptôme.
La présence d’une anomalie à l’imagerie ne signifie donc pas automatiquement qu’elle est la cause de votre douleur. Les résultats des examens d’imagerie doivent être interprétés en fonction de vos symptômes, de votre histoire et de votre examen clinique.
Dans certaines situations, une imagerie peut effectivement être pertinente pour préciser le diagnostic ou orienter la prise en charge. Elle n’est toutefois pas nécessairement indiquée simplement parce qu’une douleur lombaire revient.
Pour approfondir le sujet de la sciatalgie, je vous invite également à consulter mon article Douleur au nerf sciatique ou sciatalgie : quoi faire?.
L’objectif n’est donc pas simplement de mettre une étiquette sur la douleur, mais de comprendre ce qui se passe afin d’adapter la prise en charge à votre situation.
Est-ce que je devrais arrêter de bouger quand mon dos me fait mal?
Comme mentionné précédemment, dans la majorité des cas de lombalgie, le repos prolongé n’est pas la meilleure stratégie. Les recommandations actuelles favorisent plutôt le maintien des activités quotidiennes et une reprise progressive du mouvement, dans la mesure où celui-ci demeure tolérable.
Bouger, oui… mais pas n’importe comment
Cela ne signifie pas qu’il faut ignorer une douleur importante et continuer exactement comme si de rien n’était. Lorsqu’une douleur apparaît, il peut être nécessaire de modifier temporairement certaines activités, de diminuer les charges ou d’éviter certains mouvements particulièrement irritants. L’objectif est ensuite de reprendre graduellement les mouvements et les activités que vous aviez délaissés.
Par exemple, une personne qui vient de se « barrer » le dos pourrait commencer par de courtes marches et des mouvements doux, puis augmenter progressivement la durée et l’intensité de ses activités, et ce, à mesure que sa tolérance s’améliore.
Si votre douleur vient tout juste d’apparaître, je vous invite à consulter mon article Douleurs au bas du dos ou dos barré, dans lequel je présente plus en détail les premières mesures à privilégier lors d’une lombalgie aiguë.
La douleur pendant un mouvement signifie-t-elle que vous êtes en train d’endommager votre dos?
La douleur est une expérience complexe et la présence d’une certaine douleur pendant un mouvement ne signifie pas automatiquement qu’une lésion est en train de s’aggraver. Selon la condition et le stade de récupération, certains mouvements peuvent être inconfortables tout en demeurant sécuritaires.
Cela dit, une douleur qui augmente considérablement, de nouveaux symptômes neurologiques ou une diminution importante de la fonction méritent une réévaluation.
Après plusieurs épisodes de lombalgie, il est également compréhensible de devenir méfiant envers certains mouvements. Une personne peut, par exemple, éviter de se pencher, de tourner son tronc, de soulever son enfant ou de reprendre son sport parce qu’elle associe ces mouvements à une ancienne crise. Dans ces situations, retrouver progressivement confiance dans son corps fait partie intégrante de la récupération. Votre professionnel peut vous aider à déterminer quels mouvements sont appropriés selon votre situation, et vous guider dans la façon d’augmenter graduellement vos capacités.
Le principe à retenir est : protéger suffisamment votre dos pour respecter votre douleur, sans le protéger au point de lui faire perdre sa capacité à bouger. Si vous désirez approfondir le sujet, je vous recommande mon article sur la quantification du stress.
Pourquoi certaines personnes récupèrent-elles plus rapidement que d’autres?
Deux personnes peuvent avoir une douleur au bas du dos qui semble très similaire et pourtant évoluer complètement différemment. La récupération n’est pas toujours linéaire et plusieurs facteurs peuvent influencer la durée et l’intensité des symptômes.
Votre condition et son évolution
La nature du problème, son intensité, sa durée et la présence ou non de symptômes neurologiques peuvent influencer la récupération. Une lombalgie qui vient d’apparaître ne se comporte pas nécessairement de la même façon qu’une douleur présente depuis plusieurs mois. Il est donc difficile de prédire exactement combien de temps une douleur au bas du dos prendra avant de disparaître.
Votre niveau d’activité physique
Votre capacité physique de départ joue également un rôle. Une personne qui demeure active et qui possède une bonne capacité musculaire peut parfois reprendre certaines activités plus facilement qu’une personne qui a été inactive pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois. Cela ne signifie toutefois pas qu’il faut être en excellente forme physique pour avoir un dos en santé. Il est possible d’améliorer progressivement sa capacité, peu importe son niveau de départ.
Le sommeil, le stress et la récupération
Une période particulièrement exigeante au travail, des nuits écourtées ou une accumulation de fatigue peuvent rendre une douleur plus difficile à gérer, même si rien de nouveau ne s’est produit au niveau de votre dos. Pour des astuces afin de diminuer le stress et les tensions, je vous invite à consulter mon article sur la respiration consciente.
Vos attentes et votre confiance envers votre dos
Après plusieurs épisodes de lombalgie, il est normal de craindre que la douleur revienne. Cette inquiétude peut vous amener à éviter certains mouvements ou certaines activités. À l’inverse, comprendre votre condition et retrouver progressivement confiance dans vos capacités peut faciliter la reprise de vos activités.
La récupération ne consiste donc pas uniquement à faire disparaître la douleur. Elle vise également à retrouver la mobilité et les capacités nécessaires pour reprendre vos activités avec confiance.
Que peut-on faire pour réduire le risque que la douleur revienne?
On ne peut malheureusement pas garantir qu’une douleur au bas du dos ne reviendra jamais. Même avec de bonnes habitudes, il est possible de connaître un nouvel épisode de lombalgie au cours de sa vie. L’objectif est plutôt de développer les capacités nécessaires pour mieux tolérer les exigences de votre quotidien et de savoir comment réagir lorsqu’un épisode survient.
Reprendre progressivement ses activités
Cela peut vouloir dire :
- Recommencer la marche progressivement.
- Reprendre les tâches quotidiennes en augmentant graduellement la durée ou la charge.
- Recommencer l’entraînement avec une intensité adaptée.
- Augmenter progressivement les poids ou la difficulté des exercices.
- Alterner les périodes d’activité et de récupération.
Renforcer son dos… mais aussi l’ensemble du corps
Un programme d’exercices peut être particulièrement intéressant lorsqu’une personne présente des épisodes récurrents de lombalgie. Le renforcement ne consiste pas nécessairement à faire uniquement des exercices pour les muscles du bas du dos. Selon vos besoins, un programme peut inclure le tronc, les hanches, les jambes et l’ensemble de la chaîne musculaire, en plus d’un travail cardiovasculaire. L’important est surtout de commencer à un niveau qui correspond à votre capacité actuelle et de progresser graduellement.
Varier ses positions et éviter les longues périodes d’immobilité
Si votre travail vous amène à rester longtemps assis devant un ordinateur ou à conduire, essayez de changer régulièrement de position et d’intégrer de courtes périodes de mouvement dans votre journée. Il n’est pas nécessaire de trouver la posture parfaite. Une posture confortable peut devenir inconfortable lorsqu’elle est maintenue trop longtemps. À l’inverse, une posture qui n’est pas parfaitement alignée n’est pas nécessairement dangereuse.
La variation et le mouvement sont souvent plus importants que la recherche constante d’une posture idéale.
Identifier vos facteurs personnels
Deux personnes peuvent avoir des épisodes de lombalgie pour des raisons très différentes. Il peut donc être utile de porter attention à ce qui précède vos crises. Par exemple :
- Une augmentation importante de votre entraînement.
- Une période particulièrement sédentaire.
- Une nouvelle tâche au travail.
- Beaucoup de déplacements ou de conduite.
- Une période de fatigue ou de mauvais sommeil.
- Une reprise trop rapide après une blessure.
- Une activité que vous aviez cessé de pratiquer depuis longtemps.
Cela ne signifie pas qu’il faut éviter définitivement l’activité associée à votre douleur. Il peut plutôt être pertinent de modifier le dosage, la progression ou la façon de reprendre cette activité.
Et les soins chiropratiques dans tout ça?
L’évaluation chiropratique permettra de mieux comprendre votre condition, d’identifier certaines limitations de mobilité ou de fonction et de déterminer quels éléments pourraient être travaillés.
Selon votre situation, la prise en charge chiropratique peut inclure différentes approches : mobilisations ou ajustements articulaires, travail des tissus mous, exercices, conseils sur la reprise des activités et recommandations adaptées à votre quotidien. L’objectif n’est pas simplement de traiter votre dos lorsqu’il fait mal, mais de vous aider à retrouver vos activités et à maintenir vos capacités à long terme.
Et surtout, une prise en charge active ne signifie pas que vous devez tout faire seul. Selon votre condition, une collaboration avec d’autres professionnels de la santé peut également être pertinente.
Que se passe-t-il lors d’une consultation chiropratique?
La première consultation commence par une discussion sur votre état de santé et l’évolution de vos symptômes. Votre chiropraticienne vous posera notamment des questions sur votre douleur, vos antécédents, vos activités et les circonstances entourant l’apparition ou la réapparition de vos symptômes.
Un examen physique sera ensuite réalisé afin d’évaluer différents éléments pertinents, comme la mobilité, la force, certains mouvements et les signes neurologiques lorsque ceux-ci sont indiqués. Selon votre historique et les résultats de l’examen, des radiographies peuvent parfois être prescrites lorsqu’elles sont pertinentes pour orienter le diagnostic ou la gestion clinique. Elles ne sont toutefois pas nécessaires systématiquement pour chaque personne qui consulte pour une lombalgie.
À partir de l’ensemble de ces informations, votre chiropraticienne peut déterminer si votre condition relève de son champ de pratique et vous proposer une prise en charge adaptée. Lorsque la situation nécessite une investigation ou une intervention différente, elle peut également vous orienter vers le professionnel approprié.
Quand faut-il consulter rapidement?
La majorité des douleurs lombaires ne sont pas associées à une condition grave. Certains symptômes doivent toutefois être pris au sérieux. Consultez rapidement ou dirigez-vous vers un service médical approprié si votre douleur est accompagnée de signes inhabituels ou inquiétants, notamment :
- Une perte importante ou progressive de force et de sensibilité au niveau d’un ou des bras ou des jambes et pouvant être accompagnée d’une perte de contrôle de la vessie ou des intestins.
- Une douleur thoracique accompagnée d’un essoufflement inexpliqué.
- Une douleur importante à la suite d’un traumatisme majeur.
- De la fièvre ou un état général inhabituel associé à la douleur.
- Une perte de poids inexpliquée ou certains antécédents médicaux importants.
Ces situations ne signifient pas nécessairement qu’un problème grave est présent, mais elles justifient une évaluation médicale appropriée plutôt que de simplement attendre que la douleur passe.
Votre douleur revient, mais vous pouvez agir
Vivre plusieurs épisodes de douleur au bas du dos peut être décourageant. Il est facile de finir par croire que votre dos est fragile ou que vous devez constamment faire attention pour éviter une nouvelle crise.
Plutôt que de chercher à construire un dos qui ne ressentira plus jamais de douleur, l’objectif est de développer un dos mobile, capable et suffisamment fort pour répondre aux exigences de votre quotidien.
Si vos douleurs reviennent régulièrement, une évaluation peut vous aider à mieux comprendre votre situation, à identifier les éléments qui peuvent contribuer à vos symptômes et à établir une stratégie adaptée à vos objectifs. Le but n’est pas de vous garantir que votre dos ne vous fera plus jamais mal, mais de vous donner les outils et la confiance nécessaires pour que la douleur prenne de moins en moins de place dans votre vie.
Dre Emmanuelle, votre chiropraticienne à Mirabel

